Le village d'Ormoy, en Bourgogne

Ormoy, commune de l'Yonne, est située à 160 km au sud Est de Paris, et à une vingtaine de kilomètres au Nord d'Auxerre, la préfecture du départment.  Le village est perché sur une belle colline verdoyante. Ormoy dont le nom signifie "Lieu planté d'Ormes en pays d'Oï" est tout à la fois moderne, dynamique, attaché à son caractère rural et souhaite préserver son cadre de vie. Pour ce qui est du terroir, Ormoy se trouve en limite de la Champagne Pouilleuse et de la Bourgogne. Pendant longtemps, l'économie du village a été tournée vers l'agriculture, avec notamment la culture de la vigne (Chablis n'est pas très loin). Ainsi au milieu du 19em siècle, Ormoy comptait 9 tonneliers, 4 cercliers, 2 marchands de vin et près de 70 vignerons. Ormoy se trouve à une altitude de 139 mètres et possède une superficie de 1333 Hectares dont 220 Hectares de bois. Ces dernières décennies ont vue malheureusement une déforestation très importante au profit des rendements agricoles (suite au remembrement notamment), et ceci au détriment du paysage, de la faune et de la flore locale. Par ailleurs, la graphiose de l'orme, une maladie parasitique très grave atteignant les ormes a décimé ces beaux géants qui faisaient la fierté du village.

Ormoy est maintenant un village très divers, peuplé d'agriculteurs, d'employés travaillants dans les entreprises et les commerces de la région, d'artisans, de fonctionnaires, de retraités, et de jeunes qui sont le futur de notre village. Probablement, la meilleure occasion de venir visiter Ormoy est la grande Kermesse et le vide grenier du dernier dimanche du mois d'Août, qui rassemble petits et grands pour une fête champêtre et folklorique.

Ormoy a eu plusieurs familles qui ont émigrés aux Amériques, notamment dans le Wisconsin (USA).

 

Note importante :

Je n'ai aucun mérite dans la construction de cette page ainsi que les suivantes, car les informations et photos qui y sont incluses ont été prises à partir d'un site web. Ce site est http://www.ormoy.org/.  Félicitations donc à la personne qui a pensé mettre toutes ces informations sur ce village qui  nous est cher.  Si vous voulez plus de renseignements, vous pouvez contacter cette personne : François Andry - NeoWeb/Ormoy 17 rue du Sergent Loger- 89400 Ormoy-Migennes - France.  Adresse internet : francois@neoweb.com  Il est mieux placé que moi pour répondre à vos questions sur Ormoy.

Histoire du village d'Ormoy

Vestige du château des barons de Seignelay Seigneurs d'Ormoy
Au environs de 882, le village d'Ormoy fait alors partie, du Domaine Royal Carolingien. Le Roi Carloman donna les terres d'Ormoy à ARVEY, son chapelain, ainsi qu'une autre terre désignée sous le nom de Chapelle St-Martin, qui n'est autre que le hameau de Chichy. Par ce don, Ormoy se retrouve en partie rattaché à l'Abbaye de St Germain d'Auxerre.

A cette époque on répertorie, tant à Ormoy qu'aux environs, une chapelle, des granges, cinq manses ou métairies où habitent les serfs et leurs familles, 40 hectares de vignes, des forets et terres arrables.

Le 11 juin 884 le Roi Carloman confirme l'Abbaye de St Germain dans tous ses privilèges et biens situés à Ormoy. Charles le Gros renouvelle ces mêmes privilèges le 2 octobre 886.

En 998, Sevin, Archevêque de Sens, donne aussi l'église d'Ormoy au monastère de St Germain d'Auxerre. Un abbé y fait bâtir au milieu du XIIIe siècle une grange en pierre. L'évenement est singulier pour l'époque, car la plupart des granges sont alors construites en bois. Un acte datant de 999, indique que le même Archevêque, à la suite d'une contestation au sujet de deux moulins qu'il a fait bâtir sur l'Armançon, accorde à Hekdric, abbé de St Germain,le droit de présenter des prêtres pour les églises du Mont St Sulpice, d'Ormoy, et de Chichy.

Le 9 février 1151, une lettre du Pape Eugène III fait allusion à l'église dOrmoy, qu'il place sous la protection de l'apôtre St Pierre. L'église actuelle date du XVe siècle et possède quelques éléments du XIIIe siècle.

Mais l'Abbaye de St Germain n'est pas le seul propriétaire. En effet, les seigneurs de Seignelay y ont aussi leurs droits et leurs vassaux. Ainsi en 1228, Etienne de Seignelay et Jean, son frère font aux moines de St Germain la cession d'une redevance de taille en froment qu'ils percevaient sur les habitants d'Ormoy. Les moines de Pontigny, eux aussi, possédent quelques biens que Bertrand de Seignelay leur avait donnés en 1135.

Les seigneurs d'Ormoy étaient donc à l'époque feudataires de ceux de Seignelay. Itier, par exemple, fut témoin pour Awallon III, son suzerain de 1188. L'abbaye de Pontigny payait à Itier, seigneur d'Ormoy cinq deniers pour l'eau du Serein dont il avait cédé la jouissance.

En fait si Ormoy relevait de Seignelay, il y avait, deux vassaux. et plusieurs châteaux.

Un des châteaux se trouvait dans le centre du village à l'emplacement occupé actuellement par le presbytère et les maisons environnantes (dont peut encore remarquer les tours massives).

 

Un autre château se dressait à la sortie du village en bordure de la route de Cheny.

Renaud, Seigneur d'Ormoy, parti en 1248 pour les croisades avec le Roi Louis IX (Saint Louis). Avant son départ, Renaud vendit moyennant dix livres, du consentement d'Ermengarde, son épouse le bois nommé "Bois de la comtesse". Il confia également, au cas où il ne revenait pas de la croisade, l'administration de quelques.biens aux religieux de la communauté d'Hery, avec donation du fief de Grosbois. Ce fief à part se trouvait au Mont St Sulpice. Il comprenait un vieux château, avait sa propre justice et toutes les autres attributions féodales.

Hélas, Renaud, comme beaucoup d'autres ne revint pas de cette croisade, car il fut tué en juin 1249 au siège de Damiette en Egypte.

Les religieux devenus possesseurs de Grobois firent de cette terre une dépendance de la Chatellerie d'Héry.

Au XIVe siècle, la terre d'Ormoy revint aux Seigneurs de Seignelay et fit partie de la dot de Marie de Savoisy, pour son mariage avec Claude de Beauvoir, Vicomte d'Avallon et Seigneur de Chatellus. Marie donna en récompense les terres d'Ormoy à Henry de Savoisy, son frère.

 

En 1661 Jean-Baptiste Colbert achète la barronie de SEIGNELAY et l'élève au rang de Marquisat puis quelques années plus tard il offre à son 4èm fils Jules Armand la terre d'Ormoy. Ainsi Jules Armand devient Marquis de Blinville, seigneur d'Ormoy..

En 1724, le Marquisat de SEIGNELAY ainsi que la seigneurie d'Ormoy passent aux mains des Montmorency qui en garderont la propriété jusqu'à la révolution.

Comme beaucoup de villages, c'est à la révolution, en 1789. que la commune acquit son indépendance. A cette époque, les biens de l'Eglise étaient confisqués, devenaient biens nationaux et étaient revendus comme tels. Les habitants d'Ormoy désireux de maintenir un lieu de culte dans leur paroisse se regroupèrent afin de l'acquérir.

Notons aussi que pendant la révolution, la question du partage des biens communaux afin de développer la propriété privée de chacun se posa. Une délibération du 28 Février 1792 relate le vote des hommes de plus de 21 ans qui décidèrent de ne point partager les communaux.

Entre 1836 et 1900, l'apparition des premiers recensements nous offre une source de renseignements nous aidant à mieux connaitre la population d'alors (nombre d'habitants, métiers exercés, âges, nombre de ménages etc ...). C'est ainsi que l'on apprend que 60% de la population active travaille dans l'agriculture et que la vigne tient une place importante dans l'économie du village. En 1836 , nous pouvons en effet dénombrer 9 tonneliers, 4 cercliers, 2 marchands de vin, et près de70 vignerons. En 1853 la population est de 725 habitants.

L'eau sous pression est installée en 1905 grâce à une éolienne et un moteur à essence de secours. En 1930, on remplace cette première installation par une plus moderne avec appareil électrique.

A Ormoy, c'est par télégramme que l'on apprit le 1er Août 1914 la mobilisation générale. Aussitot le village se vida. Les femmes , les enfants, les vieillards poursuivaient les travaux des champs aidés de quelques journaliers qui allient de village en village offrir leurs services.

Quatre ans plus tard, en 1918, le village comptait 28 soldats morts sur le front.

Au déclenchement de la seconde guerre mondiale, en 1939, la commune se vida à nouveau de ses hommes. Le village fut occupé par les troupes allemandes, notamment un hopital dans les locaux de la colonie de vacances de la police de la ville Paris. Durant cette guerre Ormoy paya à nouveau son tribu à la nation et 5 de ses fils, dont le commandant Charpy ne revinrent jamais au pays.

Chaque année, aux journées de commémoration du 11 novembre et du 8 mai, les habitants d'Ormoy se joignent aux anciens combattants, pour rendre hommage aux victimes des deux guerres, autour du monument aux morts.

Peu à peu, Ormoy s'est transformé pour devenir le village que nous connaissons. En 1962 la population est de 478 habitants, en 1968 de 451, puis remonte à 564 en 1975.

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