Histoire du corsaire Jacques Cassard

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Capitaine de vaisseau et célèbre corsaire, né à Nantes le 30 septembre 1679, Jacques Cassard débuta dès l'age de 7 ans sur un corsaire de St Malo. Nommé lieutenant de frégate à 18 ans, il ne cessa de commander. Officier remarquable et marin audacieux, il remporta de nombreux combats durant la guerre de succession d'Espagne. La paix d'Utrech en 1715 mis un terme à cette vie de marin. Ayant réclamé au gouvernement (and Grand Argentier le Cardinal Fleury) des sommes qui lui étaient dues, il fut enfermé au chateau de Ham en Picardie, où il mourut en 1740 après 14 ans de captivité, ce qui veut dire qu'il fut mis en prison en 1726 alors qu'il avait 47 ans.

La France a depuis rendu hommage à Jacques Cassard en donnant son nom à 9 bâtiments de la Marine :
Il se peut que Jacques CASSARD soit le père de Marie-Claude CASSARD DE LAUNAY, épouse de notre ancêtre Charles jean-Baptiste GERVAIS D'ORMOY.   L'histoire de notre tante Marguerite DORMOY dit qu'avant sa mort en captivité, Jacques recommanda à sa fille et son gendre de quitter la France pour s'installer aux Antilles.  Mais des recherches sont nécessaires pour vérifier cette hypothèse.  Pour l'instant, les dates ne semblent pas coïncider, car Charles Jean-Baptiste GERVAIS D'ORMOY aurait quitter la métropole aux environs de 1750-1760.  Or on se demande pourquoi il aurait attendu 10 ou 15 ans après la mort de son beau-père pour se décider à venir s'installer en Guadeloupe ?  Ou bien la date de la mort de Jacques Cassard est-elle inexacte.

Toute personne susceptible d'apporter des éclaircissements à ce sujet pourrait le faire en me contactant directement à fdormoy@vl.videotron.ca avec tous mes remerciements d'avance.

Voici ce qu'a écrit Philippe Rossignol à ce sujet dans un message courriel qu'il avait adressé à ce sujet.  Il se réfère au contenu de ses bulletins mensuels (page 2756) :

NDLR Nous avons donné dans notre "Ascendance antillaise de Saint-John Perse" (1982) toutes les précisions et références sur Marie Claude Canar Delaunay.  Nous avons relu pour vous les actes notariés concernés à Paris : on lit bien CANAR et elle signe CANART de LAUNAY à son contrat de mariage en 1741.  Marchande de lingerie, elle est née à Paris et son père est le sieur Antoine Canar de Launay, appelé Antoine Delaunay dans l'acte de notoriété de son décès : il était receveur des traites de St-Pierre de Pont de Rémy (Pont-Rémy, Somme, 80), où il est décédé le 5 janvier 1739 et Marie Claude était sa seule et unique héritière. En outre, rappelons une fois de plus que
les actes des registres paroissiaux des Antilles ne sont, avant 1777, que des copies des originaux disparus : l'orthographe aux mariages de 1769 et 1771 en Guadeloupe du premier Dormoy et de sa soeur n'est donc pas fiable.  Quant à Jacques CASSARD (et non Cassard de Launay), il est né à Nantes le 30/09/1679, d'une famille de gabariers, fils de Guillaume, marchand ou négociant armateur, et de Jeanne DROUARD. Après ses glorieuses activités de corsaire, il s'est retiré à Nantes en 1718, décoré de la croix de Saint-Louis et, pour une raison encore inconnue, il a été enfermé en 1735 à Notre Dame des Vertus puis au fort de Ham (Bordeaux) où il est mort fou le 21/01/1740, resté célibataire (source : Dictionnaire de biographie française de Prévost et Roman d'Amat, 1956).
Nous ne voyons donc vraiment pas comment rattacher ces deux familles...

Après vérifications, c'est Saint-John Perse qui, dans sa biographie faite par lui même pour ses Oeuvres complètes publiées par la Pléïade, écrit que "demoiselle Claude de Saulicaye Cassard de Launay" épouse de "Jean Baptiste
d'Ormois (ou d'Ormoy)" était "apparentée à ce Cassard de Nantes qui s'était si fort battu en mer contre les Anglais". Comme pour la majorité des éléments généalogiques donnés dans cette biographie, il n'y a aucun élément de vérité appuyé sur des documents mais des inventions poétiques créées, semble-t-il en grande part, sur la base de récit d'une grand-mère comme il en existe plusieurs, passionnant pour les témoignages contemporains vécus mais très peu fiables pour les récits entendus, réinterprétés et amplifiés. On nous avait beaucoup parlé de ce récit mais nous n'avons jamais pu en avoir connaissance.  En l'occurrence, les mauvaises lectures sont, dans les registres d'état civil de Guadeloupe, "Laulnay" transformé en "Saulicaye" et "Canar" transformé en "Cassard".

Pour autres transformations de la généalogie, voir notre "Ascendance antillaise de Saint-John Perse" qui n'est basée que sur documents d'archives vérifiables. Mais nous sommes toujours intéressés par des documents complémentaires.