Le domaine du Bois Debout - page 03
Cette grande tombe sans aucune épitaphe se dresse à l'ombre d'un manguier centenaire, Jean Poyen et sa femme Anne-Agnès Gressier y reposent, morts respectivement en 1775 et en 1769, ainsi que leurs fils Jean-Baptiste de Poyen Belliste.  Bien que protestant, Jean Poyen est anobli pour faits d'armes (ses descendants s'appèllent De Poyen).   Quant à Jean-Baptiste De Poyen Belliste, mort à Bois Debout en 1814, il demande à être enterré dans le jardin auprès de ses parents.

Selon la tradition, la tombe comporterait également la dépouille de Gabriel André Castaing, mort en 1863 en se jetant dans une chaudière à sucre.

Une autre vue de cette tombe

Cette vierge, située à l'arrière de la maison témoigne d'une fervente pratique religieuse de la famille Dormoy.  Lors des prières du soir, toute la maisonnée, y compris les domestiques, se réunissait avant de diner.
La cloche d'habitation ne servait pas seulement à scander les horaires des travailleurs.  Elle appelait également toutes les mains secourables qui voudraient bien rentrer, de toute urgence, cannelle, vanille et café à sécher dans le boucan, dès qu'arrivait un grain de pluie. Au sud-est de la maison principale se trouve un petit boucan à café, bien identifiable par les rails qui servaient à tirer en rentrer les tiroirs de séchage.  L'existance d'une cuve d'éparcheuse, à proximité, prouve qu'il a existé, à Bois Debout, une boniferie où l'on éparchait le café avec des pilons.   Les machines étaient mues par une petite roue hydraulique annexe, dont il ne reste pas trace.  Ce genre d'installation a été fréquent à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, quand il fallait tenter d'équilibrer les revenus en baisse constante de la canne à sucre.

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